Le temps

Laisser le temps
Avancer à pas lent
Laisser au temps
D’effacer doucement
Laisser le temps
Pour cicatriser définitivement
Laisser au temps
D’aimer à nouveau entièrement
 
Ne plus se laisser enfin
Envahir d’un passé lointain
Renvoyer ces questions sans lendemain
Saisir dès le matin
Le mouvement de son corps sain
Le moindre geste tendre de sa main
Attraper son regard fin
Réclamer un dernier baiser malin
 
Oublions ces jours écoulés
À sans cesse se questionner
Notre amour n’est pas à conjuguer
Au passé
Doucement il s’est retrouvé
Et ne cherche qu’à d’avantage s’éveiller
Nous avons encore des années
Pour le vivre pleinement et passionné

L’échappatoire :

La tête et le cœur
 
Ta tête me dit je t’aime
Mais que dit ton cœur
Ta tête me dit que c’est clair
Mais dans ton cœur qu’en est-il
Ta tête lui a dit  rien n’est possible
Mais que lui dit ton cœur
 
Ta tête parle avec certains mots
De ton cœur j’en entends d’autre
Ta tête te dicte une attitude
J’en découvre une autre avec ton cœur
Que lui diras tu avec ta tête
Que lui diras tu avec ton cœur dans un face à face
 
Ta tête sait la vie que tu veux
Mais ton cœur est il en accord
De loin pour ta tête  cela semble presque facile
Mais pour ton cœur même la distance n’enfouie rien
Ta tête a peur de ses réactions à elle
Mais n’est ce pas plutôt ton cœur qui a peur des tiennes
 
Comment dois-je vivre entre ta tête et ton cœur ?
Qui dois je, écouter ou entendre ?
Ma tête et mon cœur sont ensemble
Pour t’aider, pour répondre à ta demande…
Oui, c’est entière que je reste près de toi,
C’est entière que je peux dire que je t’aime.
 
Combien de temps te faudra t’il
Pour rétablir le lien entre ta tête et ton cœur ?
Comment arriveras-tu à me convaincre,
Que c’est bien ton cœur qui me parle ?
Comment ôteras-tu tous ces doutes,
Toutes ces larmes versées en ton absence ?
 
Ma tête et mon cœur sont dans un étau
Dépêche-toi de les libérer
Tu dois confronter ton cœur avec ta tête
Dans ce face à face
Tu ne pourras plus jamais les croire oubliés
Tu dois savoir
Elle doit savoir
Je dois savoir !

Inspirée…

La frontière
 
Ou se trouve la frontière
Entre doute et jalousie
Jalousie de simples sentiments
Même pas un doute
Sur des gestes
Pas de corps à corps
Mais bien cœur à cœur
Un sentiment d’impuissance
Contre quelque chose
De vieux, « passé », mais ancré…
 
Ecouter ses mots de certitudes
Comme pour s’excuser
Ou rassurer
Mais rien n’y fera
Ses mots sont maladroits
Sonnent souvent comme des « indices »
Des rougissements
Ou des gaffes
Qui deviennent baffes.
Des mots qui d’apparence
Sont insignifiants mais
Qui prennent vite une dimension
Pour faire mal…
 
Ou est la frontière entre
La jalousie et le doute
Jalousie du corps
Doute des mots…

Il y avait encore longtemps…

Son nom ?
 
C’est une goutte
Qui peut disparaitre
Aussi vite que venue
 
C’est une perle
Mais noire de tristesse
Qui grandira
 
C’est une rivière
Qui envahie le cœur doucement
Et noircie toutes les pensées
 
Ce n’est qu’éclaboussure
Tout autour le regard change
Tout n’est plus que doute et suspicion
 
C’est une vague
Elle embarque tout
Et fait le vide
 

Elle s’amplifie
Jusqu’à tout détruire
Jusqu’à vider les cœurs
 
N’attendez pas qu’elle vous tue
Faite disparaître cette goutte
A l’état de rosée
 
Ne la laissez pas prendre place
Pas même la plus petite
Dans votre âme et cœur
 
Elle prend différents noms
Elle est fourbe
Elle est maladive
 
Elle s’appelle jalousie
Elle fait de grands ravages
Quand l’amour ne peut plus s’opposer…

Le temps

Voilà bien longtemps…
Et juste ces quelques mots à dire, un état, une pensée, comme un drame, comme un problème sans solution…
  
Devoir              au lieu d’         envie
Pleurer            au lieu de         sourire
Retenue            au lieu de        caresse
Crier                au lieu de        murmurer
Crainte             au lieu de        Désir
Questions          aves ses           réponses
Larmes            au lieu de         joie
Crispée            au lieu de         donner
Douleur           au lieu de         Plaisir
Soulagement     au lieu de         calme
Mais aimer                            l’unique

La tendresse

La tendresse pourrait être un
Regard               
Qu’il soit de vingt ou de quatre vingt ans
Il pourrait garder cette étincelle
Brillant dans les yeux de l’autre
Un moment ou nous nous perdons
Dans un regard d’amour ou de tendresse
 
 
La tendresse pourrait être un
Geste               
Qu’il soit donné à vingt ou à quatre vingt ans
Il pourrait continuer un frôlement timide
Par une douce caresse
Rassurer ou découvrir l’autre
Avec un geste d’amour ou de tendresse
 
 
La tendresse pourrait être un
Mot
Qu’il soit dit à vingt ou à quatre vingt ans
Il doit pouvoir être entendu
À n’importe quel moment, n’importe quel endroit
Il pourrait être caché derrière tant de mots différents
Derrière un mot d’amour ou de tendresse
 
 
La tendresse devrait être le
Bonheur
Qu’il soit à vingt ou à quatre vingt ans
Il est en chacun de nous, parfois tapis
Il devrait puiser sa force chaque jour
Dans le regard, par un geste, par un mot
Par l’amour ou la tendresse de l’autre.

Se découvrir… oui mais…

Facile de dire "se découvrir" mais enfin de compte les choses les plus blessantes, les doutes les plus douloureux, les angoisses, le mal être… rien n’est dit… à peine parfois suggéré, pour faire comprendre à l’autre… à celui qui regarde, celui qui lit , celui qui y prêtera de l’attention…
Ne reste visible que la passion, les petites humeurs, le bien être… mais qu’en est il vraiment ?
Oui bien sur tout y est vrai mais derrière, en ce moment, il y a tant d’autres choses qui font pleurer.
 
Comme les mots, les larmes se cachent, se retiennent.
Pourtant aujourd’hui elles bousculent,
Elles ont envi de jaillir, de crier…
En roulant, en partant,
Elles emmèneraient tous ces doutes,
Elles emmèneraient tout ce mal,
Toutes ces pensées, ces questions… 
Comme les mots, les larmes se cachent, se retiennent.
Pourtant aujourd’hui elles sont trop nombreuses,
Elles auraient tant à dire…
En coulant doucement ou en flots,
Elles feraient disparaître
Pour un temps peut être
Toute cette tristesse intérieure…
 
Alors pourquoi encore aujourd’hui,
Comme les mots, les larmes se cacheront, se retiendront.
Pourquoi encore aujourd’hui,
Elles ne rouleront pas vers l’extérieur
Pour ne pas être visibles.
Elles iront s’enfouir au plus profond de l’être,
Encore aujourd’hui et peut être demain…
  
Si tout cela pouvait finir…