Les séances du samedi

Ne lisez que si vous avez un esprit ouvert ^^
(je passe déjà pour une « extraterrestre avec mes juments… alors là ^^)

Depuis que j’ai commencé les ateliers sur « la découverte de la conscience personnelle », il s’en passe des choses ! Pour la première fois, je vais parler de ces exercices, sensations et ressentis, sur une séance …
Nous sommes un très bon groupe, avec un noyau de 4 toujours présentes. Chacune (et oui que des filles^^) apprend à connaitre l’autre, lors des « exercices » proposés, chacune les vit, les ressens différemment par rapport à ses propres expériences, à sa propre vie.
Comme cela est enrichissant ! Comprendre pourquoi nous pouvons agir de telle ou telle façon, les conséquences que ça peut avoir, sur soi ou les autres, sur nos âmes mais aussi sur nos corps (ces fameux avertissements de blessures, par exemple…)!
A chaque séance, il y a un moment très fort en émotion, pas au même moment, pas pour les mêmes raisons !
Aujourd’hui, j’ai dit à Sophie, « bon tu n’as pas un exercice qui va rétablir l’équilibre avant que je ne m’écroule ^^ ». Je me suis retrouvée prise par ces émotions, mais que, bien sûr, je voulais retenir !

Le thème du jour : « Prendre du recul ».
Bizarrement, ça nous parlait à toute !
1er exercice : « le souffle, le cœur »
Assise sur la chaise, faire passer son souffle partout dans le corps. J’ai une respiration saccadée, qui se bloque, les mâchoires serrées…
Heureusement la voix de Sophie intervient : « Desserrez les mâchoires » ^^ Le souffle ne passe qu’entre les omoplates et avant le bassin (ne passe pas ni dans le bassin, ni les bras, ni les jambes…).
Ressentir son cœur : alors je le visualise comme l’anatomie que nous apprenons au collège, je n’arrive pas à le ressentir. Il est dans une caverne sombre, étroite et étouffante ! A chaque fin d’exercice, il y a une amélioration, la sensation d’étouffement disparaît, la caverne s’éclaircie légèrement…
2ème exercice : « le pilier »
Toujours assise sur ma chaise, ressentir la descente du sacrum, relâchement du bassin sans relâcher tout le haut du corps. Le but étant de se rendre compte que nous pouvons tenir droit (assis ou debout) sans effort.
Pour la première fois, je sens bien mon sacrum se relâcher mais j’ai une impression d’être de travers à partir du milieu du dos ! Confirmé par Sophie, et qui doit être dû au problème de dextre arrivé le week-end plage.
L’ancrage se fait évidemment sans souci avec un arbre à tronc large et bien fourni en racines (style chêne). Nous devons imaginer un pilier qui va du sol, passe par notre bassin et qui va jusqu’au-dessus de notre tête. Je reste sur mon arbre, qui ressort en étant fleuri !
Nous devons ensuite nous imaginer pourvoir nous appuyer dessus, c’est un pilier qui nous soutient !
Mais mon arbre se creuse et m’entoure, lorsque je veux m’en servir de pilier ! C’est plutôt agréable car entourée, mais avec une impression de tomber et donc ennuyée car mon arbre ne fait pas office de pilier !
3 essais qui resteront identiques !
Là, cet exercice devait nous permettre de voir que l’espace autour de nous était bien plus grand quand on se reculait Une fois adossé au pilier, les yeux fermés d’abord, puis en les ouvrant, on voit cet espace. Ensuite on se ré avance doucement, le champ de vision rétrécit.
3ème exercice : « l’arbre »
Même exercice mais, du coup, nous allons dans le jardin de Sophie, s’appuyer sur un vrai arbre ! Mon « chêne » est là, j’y vais, face à un ru qui bouge bien. L’arbre penche un peu, quand je vais chercher l’appui pour la tête, ça m’oblige à la lever et je me fais un peu mal aux cervicales ! Je ne vais m’appuyer que jusqu’aux épaules ! Et là en effet, l’espace visuel s’agrandi avec le « recul » !
En marchant, je parviens à garder cette sensation, mais en devant redresser mon haut du corps.
Après avoir fait ces différents exercices pour nous amener à voir notre comportement face au conflit ou problème (plus ou moins grave), un exercice nous a toute un peu « perturbé », moi, il y en a même eu 3 !
4ème exercice : « le lac »
Le premier qui m’a moi un peu bousculée :
Nous devions imaginer un lac, dans le cadre que nous souhaitons, pas de contrainte.
Mon lac se trouve, évidemment, dans les montagnes (très enneigées). Il est de taille moyenne, sombre, avec de petites vagues en mouvement, je ne vois pas le tour complet (je ne sais pas si je pourrais en faire le tour à pieds). Première chose étrange, je vois mon reflet dans le lac MAIS ! j’y suis assise en tailleur ! Chose qui ne m’est plus du tout possible de faire aujourd’hui !!!
Puis, très rapidement… Dipti se pointe !! Mais pour la première fois, elle ne cherche pas à me parler, elle est dans ma direction, me regarde et broute, assez loin de moi.
Ensuite, Sophie nous demande de dire des mots gentils, de montrer de la bienveillance, de la douceur envers ce lac. Je commence donc par virer ce reflet ! C’est involontaire, violent mais c’est comme ça… impossible de dire ou penser, ou ressentir un mot doux face au reflet !
A peine, le reflet parti, Dipti se retrouve tout près de moi. Elle me regarde, ne cherche toujours pas à parler, elle se remet à brouter en restant à mes côtés.
Maintenant je peux envoyer douceur et bienveillance. Mon lac s’agrandit, s’éclaire, la neige fond.
Quand on analyse à tour de rôle chaque situation, je dis à Sophie : « bon, du coup, le reflet que je vire ce n’est pas top ! ». Toujours le souci d’être doux et bienveillant envers soi… mais ça explique aussi la présence de Dipti, qui dans la réalité et physiquement n’est pas très douce…
Sophie, m’explique qu’à ce moment elle est venue avec sa douceur dans laquelle je l’ai « élevée », donc même si j’ai viré le reflet, j’ai réussi à envoyer de la douceur et bienveillance à « mon » lac, grâce à Dipti !
5ème exercice : « la douche de lumière »
Une bonne douche de lumière pour un premier nettoyage ! Aujourd’hui, pour moi c’est carrément un torrent, une cascade lumineuse !
6ème exercice : « le cœur »
Le deuxième « compliqué », que certaines ne se sentaient même pas de faire au départ, mais qui l’ont fait quand même !
Se remettre dans une situation de conflit ou mal-être, (Sophie nous demande de ne pas reprendre quelque chose de trop gros ! ^^), mais en tant que spectateur, nous devions projeter la scène comme si nous étions au cinéma. Mon choix se porte sur une conversation d’il y a quelques mois, pas vraiment un conflit car, abasourdie, je n’avais pas su que répondre…
Je mets donc « ma scène » sur l’écran et, heureusement que la voix de Sophie nous rappelle, régulièrement, de bien rester en dehors de la scène, d’observer de « loin ». Je fais quand même quelques allers-retours entre la scène et dans l’écran ! Ce qui est intéressant c’est que dans la scène, je vois la personne plus méchante et agressive que ce qu’il me semble avoir vécu en réalité, et, surtout, je me vois encore plus blessée et anéantie que ce qui m’avait semblé dans la réalité (même si je n’ai pas bien dormi quelques nuits…).
Sophie nous demande, ensuite, de sourire à cette personne. Là, je dis à Sophie (au moment de l’analyse^^), il me semble que mon sourire et attitude est devenue désinvolte, limite narquois (je n’ai retrouvé ce mot qu’en écrivant^^) ! Ce n’était pas un sourire amical, juste désinvolte… et la personne en face était, du coup, plus calme !
Prendre du recul pour se rendre compte si la situation est grave, ou pas… en s’entrainant le plus souvent possible, nous apprendrons à avoir ce recul, au bon moment, et nous serions moins atteinte ou blessée, ou, parfois et comme je l’étais plus jeune, nous apprendrons à éviter de répondre trop vite et de dire des choses qui dépasseraient nos pensées !
7ème exercice : « les phrases »
La troisième situation (un peu difficile pour toutes) : je résume et ne détaille pas le chemin pour y arriver ^^
Nous devons ressentir notre cœur, à l’intérieur de nous. Pour ma part je dois encore l’imaginer comme on l’apprend au collège, car je ne le ressens pas de suite (pour la deuxième fois). Cependant, encore une fois, il est noir. (Je passe encore quelques détails). J’ai l’impression qu’il est, au début, dans une caverne bien sombre. Quand Sophie nous parle de lumière c’est d’abord une boule que je tiens dans ma main, qui éclaire la caverne. Nous devons ensuite répéter une phrase (mentalement) « Que je sois en paix, heureuse et légère de corps et d’esprit ». La boule de lumière disparaît et la « caverne » entière est éclairée et devient plus grande. Sophie nous demande d’écrire cette phrase SUR notre cœur. Je m’y reprends deux ou trois fois, ce n’est pas simple, mais j’écris lentement et profondément !
Ensuite, vient une deuxième phrase, « Que je sois en sécurité et éloignée de tous les préjudices » je me la répète rapidement comme si les mots me brulaient… Impossible de l’écrire !
Et enfin, la troisième phrase, « Que je sois libérée de la colère, des afflictions, de la peur et de l’anxiété » là, il m’est même impossible de la répéter… et donc, forcément, impossible de l’écrire ! Celle-ci a été la plus difficile pour toutes !
Cette troisième phrase est d’avantage une action, voilà pourquoi, sans doute, cela nous était compliqué ! Les mots en eux-mêmes ne semblaient pas difficile, ni agressifs…
Exercice : ou choisir une phrase, ou reprendre les trois, et se les lire, répéter, et graver sur son cœur (si c’est possible) le plus souvent possible !
8ème exercice : « douche en extérieur »
Nous terminons en retournant dehors avec nos arbres et le torrent. Bizarrement, là ma « douche » a été violemment interrompue ! Je me suis mise à voir des déchets sur ce petit ru qui bougeait devant moi ! Je me suis adressée à Dame Nature et Monsieur petit Ru, en leur demandant de ne pas garder ça sur eux, de bien le transformer ! Et, du coup, ma « douche » partait du ruisseau, me lavait et repartait dans le ruisseau. Mes « saletés » partait bien de mon corps, mais ne salissait plus le ru !
Voilà et chaque séance est différente dans les sensations, les ressentis, et l’histoire de chacune. Elles ont des points communs : le bienfait, l’écoute, le calme, et ce qu’on apprend des autres ! Elles nous apportent énormément dans notre vie, il faut juste comme un sportif, s’entrainer pour que cela devienne un reflex, pour pouvoir se protéger naturellement.

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