Étirements avec Jean-Baptiste !

Supère matinée aux Bréviaires !
Thème de notre rencontre Equit’ey : la formation « stretching cheval et cavalier de randonnée » ou quels étirements conseillés pour notre pratique équestre et pourquoi. » C’est Jean-Baptiste, ostéopathe humain et équin qui nous fait le cours.
Nous commençons par la révision de l’anatomie, et l’explication des douleurs pouvant survenir après de longues heures à cheval. Puis nous passerons à la pratique !
Jean-Baptiste nous explique donc comment soulager nos tensions et douleurs, par quelques étirements, à faire après avoir fini la séance ou balade (pas à froid donc, que ce soit pour l’humain ou le cheval) … et c’est là, qu’avec Caroline, nous pouvons confirmer le bienfait de nos séances de stretching du mercredi soir !

Nous apprenons (ou révisons^^) ainsi
1/ Pour l’humain :
a/ les articulations
Nous avons 7 cervicales, 12 dorsales, 12 paires de côtes, 5 lombaires et 5 vertèbres qui forment le sacrum.
Les pathologies le plus souvent rencontrées sont les l’hyper-lordose et l’hyper-cyphose
Nous apprenons, qu’avec l’Europe (encore un truc de nul !!) certains os ont changé de nom !
Ainsi la rotule devient la patella, l’omoplate devient scapula, le cubitus devient l’ulna (lui, en plus du nom, il change de genre !!), le péroné devient fibula, les amygdales deviennent des tonsilles… Il y a aussi des changements pour les os du carpe…
La ceinture pelvienne (qui comprend 2 os coxaux et le sacrum) sert à protéger la région pelvienne qui est une zone hyper fragile car très vascularisée.
Le liquide synovial agit comme de l’huile.
Les ligaments du genou vont d’une extrémité à une autre, le souci le plus souvent rencontré est l’entorse.
Les tendons accrochent les muscles sur les os.
Le blocage articulaire arrive (le plus souvent) suite à un trauma (le cheval qui panache, chute) ; le quadriceps (cuisse) devient trop tendu et le tibia revient sur le fémur.
Le blocage musculaire, c’est le trapèze qui tire sur les cervicales et les met en rotation.

b/ les muscles
Pour les cervicales : le trapèze qui est attaché des cervicales aux épaules et qui descend jusqu’au bas du dos.
Quand on a des douleurs cervicales (et même sans) il vaut mieux éviter les rotations de la tête, mais pencher à droite, puis à gauche et revenir s’arrêter au centre à chaque fois, pareil pour devant derrière, côté/devant, côté/derrière.

2017-02-04-etirements-a

Pour les épaules : le rhomboide. C’est un muscle plat de l’épaule qui assure le rapprochement des omoplates et corrige le dos vouté. Pour une douleur à l’omoplate, par arrachage de rênes par exemple, il faut ramener son bras droit, maintenu par la main gauche au coude, vers sa gauche (rien ne vaut une photo ^^) sans oublier d’inverser.

2017-02-04-etirements-b

Pour les lombaires : c’est le psoas. Il va des vertèbres lombaires à la hanche ; s’il n’est pas étiré il se rétracte et peut être cause de douleur au ventre (point de côté), à l’aine et au dos (lombago). Son étirement permet également d’éviter les inflammations tendineuses (tendinite) et le blocage vertébral.
Entre chaque vertèbre, il y a le disque dans lequel nous trouvons une bille. Si celle-ci se déporte, suite à une chute ou par des mouvements difficiles répétés, c’est une fissure discale. Si la bille « sort » complètement c’est la hernie discale.
La sciatique tronquée est celle qui débute dans les fesses.
S’allonger, une main sur un genou qu’on ramènera, plié, vers sa poitrine, en gardant l’autre jambe tendue au sol. Jean-Baptiste est assis car il a « oublié » son tapis ^^ ! Rester 1 bonne minute pour chaque jambe.

2017-02-04-etirements-e
Pour le bassin : c’est le carré des lombes. C’est un muscle situé dans l’abdomen, au niveau des lombaires. Le muscle carré des lombes permet au bassin et au tronc de basculer sur le côté.
Un carré des lombes trop tendu par rapport à son opposé va engendrer des douleurs au dos, et surtout une posture vrillée Ceci conduit à des compensations pouvant produire des douleurs sur le côté de la cuisse ou au niveau de la crête iliaque avec des rotations permanentes de la cuisse.
Sur la deuxième photo, Jean-Baptiste parle donc relève la tête, mais elle doit être dans la même position que la première photo.


Pour étirer les abdominaux, respiration principalement (en gonflant le ventre) ou, debout, se pencher sur les côtés avec le bras au-dessus de la tête, ce mouvement étire également les côtés.

Pour étirer les muscles fessiers, c’est le même principe qu’avec le psoas.
Pour étirer le quadriceps : se mettre debout et en tenant son pied, ramener le talon aux fesses.
Pour étirer les adducteurs : se mettre en tailleur et descendre les genoux vers le sol, ou debout faire une fente (1 jambe tendue, et se plier sur l’autre, le dos bien droit).
On commence par les adducteurs et APRES on fait le quadriceps.

2017-02-04-etirements-h

Pour les cuisses : ce sont les ischio-jambiers. Cachés à l’arrière de la cuisse, ils semblent moins importants que leurs voisins placés en avant, les quadriceps. Pourtant, ils sont essentiels à la prévention des blessures et à la performance ! En haut, les ischio-jambiers s’accrochent sur le bassin… au niveau des ischions comme leur nom l’indique !
En bas, ils s’insèrent sur l’extrémité supérieure du tibia, à la face interne et sur le péroné, à la face externe.

Pour les mollets : le triceps sural. Pour l’étirer deux possibilités :
1/talon au sol, pointe relevée (sur un trottoir par exemple, jambe tendue, et on se penche égèrement en avant
2/ allongé, ramener sa jambe tendue vers sa poitrine avec une ficelle (foulard…) tenant le pied.
Comment ça Jean-Baptiste, tu ne peux pas tenir tes pointes de pied ? ^^

Pour les chevilles : tirer sur l’articulation mais le pied étant bien souple, faire tourner également (vidéo).
Jean-Baptiste nous montrera également quelques exercices à faire à deux. (Vidéos)
Poursuivons avec la théorie sur le cheval (beaucoup de similitude avec l’humain donc paragraphes

2/ Pour le cheval :
Il a 7 cervicales, 18 dorsales, 18 paires de côtes (dont 2 flottantes), 6 lombaires
Les cervicales sont les plus grosses. Les vertèbres dorsales sont renommées en vertèbres thoraciques.
Que recherche un cavalier chez le cheval de randonnée ?
De bons aplombs, un bon dos !
Préférer un dos court, car il sera plus « porteur » et musclé, en effet, qu’un dos long. Attention aussi au dos creux qu’il est moins « facile de récupérer », même en le travaillant, qu’un dos bombé.
Pour vérifier si la selle convient, partir de la vertèbre la plus haute du garrot qui est la T4, et allez jusqu’à la T16.
Un cheval brassicourt est à suivre, c’est une position dit antalgique, tout comme un cheval qui va camper (les antérieurs très étirés vers l’avant et/ou les postérieurs vers l’arrière. Il y a un risque d’arthrose démarrée plus jeune que la « normale ».
Différence entre panard/cagneux (déviation rotatoire) et valgus/varus (déviation angulaire):
Déviations rotatoires :
Membre panard : la pince du pied pointe vers l’extérieur, c’est une rotation latérale.
Membre cagneux : la pince du pied pointe vers l’intérieur, c’est une rotation médiale.
Déviations angulaires :
Valgus : déviation latérale (vers l’extérieur) d’un segment du membre, par rapport au segment immédiatement proximal à lui.
Varus : déviation médiale (vers l’intérieur) d’un segment du membre, par rapport au segment immédiatement proximal à lui.
Les sciatiques sont récurrentes chez le cheval, car nous lui demandons, tout le temps (ou presque), d’engager les postérieurs (T18 -> sacrées) et cela sollicite beaucoup le psoas.
Nous sortons retrouver New qui nous attend pour ses étirements !
Jean-Baptiste commence par une palpation le long de la colonne, puis commence par l’arrière main.
Étirement pour le sacrum et les vertèbres du « bas » du dos


Tendre le postérieur vers l’arrière et le bas, c’est étirer les muscles fléchisseurs de la cuisse (situés devant la cuisse), et de l’ilio-psoas, muscle reliant le fémur à l’os iliaque, et comptant parmi les muscles abdominaux.
Cela peut servir également à habituer le cheval à ne pas résister lorsqu’on lui prend le pied.
Tendre le postérieur vers l’avant, c’est étirer les muscles extenseurs de la cuisse (situés en arrière), et les muscles fessiers ; engager le postérieur et mobiliser la hanche.
Sur la troisième, on croise le postérieur et on l’amène doucement (si c’est possible uniquement, on ne force pas) jusqu’à ce que le pied soit posé au sol devant l’autre postérieur

Bien suivre les lignes dites « la raie des misères » chez les chevaux maigres, sur chaque côté en démarrant à hauteur du sacrum, cela lui fera remonter le dos.
Pour étirer le muscle entre l’omoplate et le garrot, il est important de monter le genou. On soulève l’antérieur assez haut, le tendre ne sert à rien, c’est la hauteur qui est importante.
Pour étirer les pectoraux, suite à des belles montées par exemple, à l’inverse on va étirer l’antérieur vers l’arrière, et ouvrir l’angle doucement.


Extension : les deux mains au niveau oxypital, le nez sur l’épaule, et aller vers le haut : Ce mouvement permettra d’étirer les muscles fléchisseurs de l’encolure ainsi que les muscles sterno-hyoidien, thyroidien et omo-hyoidien.
Ce mouvement est à conseiller en cas de raideur cervicale.

2017-02-04-new-etirement-j

Latéro-Flexion et Rotation combinée en région caudale : En déplaçant la carotte en direction du pli grasset.
Ce mouvement permettra l’ouverture des foramens intervertébraux de C5 à T2 (essentiellement) du côté de la convexité, l’étirement des muscles cervicaux dorsaux et inter-transversaires en région caudale ainsi que la rotation intervertébrale thoracique crâniale et moyenne.
Ce mouvement sera à effectuer en cas de conflit de processus épineux thoraciques, de douleur au garrot, de raideur cervicale ou de défense au placer.

Flexion cervical partie caudale : En déplaçant la carotte vers les genoux (et même plus bas).
Ce mouvement permettra l’ouverture des foramens intervertébraux, d’étirer la corde et la lame du ligament nuchal, les muscles cervicaux dorsaux, le ligament supra-épineux thoracique, la flexion des articulations intervertébrales thoraciques, d’écarter les processus épineux thoracique et d’effectuer une tension sur les ligaments inter-épineux et également d’étirer les muscles longissimus et épineux du thorax. Ce mouvement est recommandé en cas de conflit de processus épineux thoracique ou de raideur cervicale basse.

2017-02-04-new-etirement-m
Voilà, nous avons maintenant de bons débuts déléments pour nousétirer coorectement, nous et notre cheval ! Plus qu’à préparer les bagages !
Nous terminons, comme d’habitude avec Equi’tey, en déjeunant tous ensemble avec ce que chacun a apporté.
Une fois rentrée et changée, direction mes juments, bon je n’ai pas tenté les étirements de suite, il commençait à pleuvoir ! mais j’ai hâte de refaire une petite séance rond de longe suivi des étirements !
Un grand merci à Jean-Baptiste pour cette matinée d’apprentissage !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s