Réflexions (ceci n’est pas un procès) …

1/ Complicité
Quand pouvons-nous parler de complicité avec son cheval ? Si, encore, nous pouvons employer ce mot, qui est, avant tout, humain…
Quand un cheval, au box pendant 22 voire 23 h/24, est heureux de sortir même si c’est pour travailler : complicité ??
Quand un cheval est récompensé par de la nourriture (friandises) à chaque fois qu’il fait bien : complicité ??
Quand vous avez l’impression que le cheval vous fait des bisous : complicité ??
Quand un cheval s’exécute dans le travail parce qu’il n’a pas le choix : complicité ??
Quand un cheval vient vers vous au moment où vous allez le chercher (sans friandises) joie ? : complicité ??
Bon, je pense que bien d’autres situations où j’entends les personnes dirent (ou commenter) « quelle belle complicité nous avons », existent…
Je vais vous dire ce que moi j’entends par complicité… mais ce n’est qu’un avis, mon avis !
D’abord, la complicité commence par de la confiance mutuelle. Complicité : c’est bien dans les deux sens, quand elle n’est pas forcée, donc nous devons autant avoir confiance en notre compagnon qu’il doit (puisse) nous faire confiance !
On ne peut s’apercevoir de la pure « complicité » et l’obtenir au départ, que dans des situations dites « délicates », ou bien quand on a l’impression qu’il lit dans nos pensées (en fait, il est vraiment à notre écoute)..
Plus tard cette « complicité » peut, sans doute, ressurgir pendant le travail/ « jeu ».
La « complicité » c’est quand votre cheval, est capable de réagir rapidement quand vous vous trouvez en difficulté, ou en écoutant ce que vous lui demandez, ou, voir, en anticipant…
Exemples :
– Je passe sous une branche basse, mon tee-shirt s’accroche, ma jument sent immédiatement que ça ne va pas et s’arrête, je lui demande de reculer, elle le fait immédiatement (alors qu’en carrière hum, hum !)
– Quand je parle de complicité définie par une confiance mutuelle, c’est quand, nous sommes capables de comprendre pourquoi, et accepter, que ce jour, notre compagnon ne veut pas aller sur ce chemin. J’ai ainsi évité que ma jument ne s’enfonce dans des tourbières, par exemple… Et quand je ne l’écoute pas, il y a toujours un souci ! la dernière fois, nous sommes tombées et une côte fêlée pour ma pomme !
– C’est quand nous pouvons avoir l’impression d’être connecté mentalement. En pensant très fort à une allure supérieure, je sais que nous devons agir inconsciemment sur notre assiette, mais si le cheval est bien à « l’écoute », il démarre ! Pour ma part c’est quand je commence à penser que j’en ai marre de me prendre des branches d’arbres, elle ira d’elle-même (j’ai testé en lâchant les rênes et en ayant aucune action de l’assiette ou jambes).
Entre joie, écoute, confiance et complicité la barrière est mince, mais ça m’agaçait un peu que ce mot soit employé pour n’importe quelle situation… Encore une fois, ce n’est que mon avis.

2/ Les sentiments
Combien de fois, également, trouvons nous les phrases du genre « quand je ne vais pas bien, je vais le voir et tout va mieux », « je vais le sortir (carrière ou extérieur) ça ira mieux » …
Alors justement si je ne vais pas bien, c’est là que je vais éviter de la travailler ou d’aller pleurer sur elle.
Nous oublions trop souvent que le cheval est une grosse éponge et, parfois, ses réactions vont nous agacer, étant à fleur de peau nous deviendrons incompréhensibles à ses yeux et nous osons dire : « il est tellement adorable que je lui pardonne ces moments où il est si chiant » …. Nous, nous avons le droit à nos humeurs, de n’être pas bien, mais pas lui ?
S’il est toute notre vie, que nous l’aimions, que nous soyons heureux de le retrouver… Essayons de ne lui transmettre que cela.
Je sais que c’est difficile, mais pour ce qui est de nos tristesses, nos colères, nos désespoirs, ces sentiments doivent être transformés avant d’arriver vers eux. Je ne dis pas qu’il faut leur cacher, c’est inutile parce que nous le mettrions encore plus en situation d’incompréhension… ou nous parvenons à nous contrôler et passer à autre chose quand nous sommes avec lui, soit nous lui disons clairement une fois avant de commencer quoi que ce soit.
Si nous considérons que notre cheval est notre source de bonheur, montrons-lui !

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