Une journée « Porte ouverte »

Déjà le mois de décembre !! Et bientôt ce sera la fin d’une année…et une de plus pour moi !
Mais en attendant, ce sont mes impressions sur une journée « Porte ouverte » et « découverte » dont j’aimerais faire part.
Il ne fait pas chaud, le brouillard ne se lèvera pas de la journée…
Nous sommes accueillis par Eva REIFLER, instructrice en approche Eponaquest, de Visionpure, et Éric WINCKERT, formateur à Visions for Leaders, qui nous présentent Visionpure.
Visionpure :
– Centre de développement personnel guidé par le cheval.
– Structure de référence de l’approche Eponaquest en France
Eponaquest :
– Initiée aux USA par Linda Kohanov (auteur du Tao du cheval en 1997)
– Le développement personnel basé sur la communication non-verbale et les relations homme-cheval.

Après les présentations, l’explication pour le déroulement de la journée, où trouver la supère bonne soupe, les hot dog et pâtisseries, sans oublier le café à disposition pour nous réchauffer, nous pouvons au choix commencer par un des deux ateliers.
– Cécile Gilbert Kawano qui nous montrera l’approche d’Epona. On a comme partenaire : Din Hollywood Dubois surnommée N’Joy (la maman), Zip in the morning (le papa) et leur poulain de 6 mois : Hollywood Zips Eywa
– Éric nous fera faire un petit exercice avec Zaki Rej, pour commencer et Duke pour le remplacer.

Je choisi de commencer avec Cécile. Elle nous explique l’approche, à quel moment où nous devons nous arrêter parce qu’il nous a fait un signe, et l’attitude à avoir (pour redonner confiance)… puis c’est à notre tour. Les personnes qui essaient avant moi, le feront toutes avec N’Joy et Eywan. Je choisi Zip et Eywan.
Zip est très subtil !
2014.11.30.vision.pure.b.zip.in.the.morning 2014.11.30.vision.pure.e.Hollywood.Zips.Eywa
Cet exercice, je le fais comme Cécile l’a demandé mais je ne la reproduirai pas exactement de la même façon… je continuerai plutôt ma manière…
Explication : depuis toujours j’ai entendu dire, (et pu observer depuis 4 ans, même si je sais que c’est peu…), que l’approche trop « douce » pourrait paraître suspecte au cheval, et qu’il se tiendrait, donc, d’avantage sur ses gardes nous considérant comme un prédateur ou sournois.
Pour ma part, j’avance donc d’un pas franc vers le cheval, mais sans me précipiter « sur » lui, et en m’arrêtant, malgré tout, à une bonne distance. Bien sûr, dans ma marche je vais l’observer !! Et si je détectais réellement un mouvement d’insécurité chez lui, je m’arrêterai. Parfois, selon le cheval, je vais aussi m’arrêter avant d’avoir atteint son espace personnel, et je vais lui demander s’il veut venir vers moi !
Jusqu’à présent, ça toujours été plutôt « efficace ».
D’ailleurs, ça l’a été avec Eywa. Après avoir approché son père, Eywa est venu jouer avec lui… J’ai dû les « écarter » un peu, et Zip l’a éloigné. Une fois calmé, je me dirige vers lui, m’arrête et l’invite à venir.
Cécile me demande de ne pas le laisser venir directement mais qu’il doit, comme nous, voir nos signaux et s’arrêter avant d’entrer dans mon espace personnel. Il a fait cela très bien. Puis je demande à Cécile s’il sait reculer, elle me répond d’essayer en disant back et en mettant ma main sur sa poitrine, qu’il avait vu ça sur ses parents, que ça marcherait peut être. Ça a marché ! Nous l’avons bien félicité, puis il me suivait quand je suis partie vers la sortie !
Une autre chose qui m’a fait bizarre, je dirais même stressée ! Dans cette méthode, on ne touche pas avec le stick, on le secoue à leurs côtés jusqu’à ce qu’il bouge… Ça m’a vraiment stressé ! De plus chez moi, ils apprennent à ne pas bouger à ce mouvement !
Ça me fait également penser à une « dérive » (oui pour moi, c’est également un extrême, et les extrêmes ne sont jamais bons !), certains ne veulent même plus mettre de limites, en « touchant » ! Je suis désolée, mais les chevaux, entre eux, sont loin d’être tendres quand ils veulent se faire comprendre ! Les poulains apprennent rapidement, et pas par des caresses ! Loin de moi, l’idée de taper pour se faire comprendre ! Mais, par exemple, ma pouliche a bien reçu « une baffe » au moment pile ou elle a essayé de me chiquer ! Un cheval répond ou se « sauve » à un autre qui lui demande de bouger, ou tente de le mordre !
Pour résumer : j’ai aimé la présentation de Cécile (surtout envers les personnes qui ne connaissait pas trop les chevaux), et le fait qu’elle nous ai « re » montré comment détecter les signaux que nous envoyait le cheval, mais je resterai sur ma manière d’approche.

Après une bonne soupe, (même deux) et un petit carré de gâteau aux pommes, et un café, je vais vers l’atelier d’Éric. Il finissait avec le groupe et Zaki Rej. Mais Éric partant manger, je n’aurais pas l’occasion d’essayer avec Zaki. Il sera remplacé par Duke (et ma fille étant rentrée se réchauffer, je n’ai pas de photo de notre exercice ensemble)
2014.11.30.vision.pure.m.Zaki Rej   2014.11.30.vision.pure.q.Duke
Eric nous explique ce qu’il attend de nous, nous montre et demande qui veut essayer.
Cette fois je veux essayer en premier, je ne veux pas être « influencée » ! Eric me prend à part, me demande comment je me sens (il le fait avec chacun d’entre nous). Bizarrement je me sens bien, mais stressée ! Il me demande si c’est le regard des autres et que ça disparaîtra dès que je serais entrée !
Puis, il me réexplique ce qu’il attend de moi et me demande de bien visualiser ce que je vais faire.
J’entre, je vais me « présenter » à Duke (à ma façon, il est donc aussi venu vers moi). Puis je me dirige au milieu pour prendre la chambrière. Je lui demande de se mettre au pas, puis au trot. Contrairement aux apparences, Duke n’est pas ramplanplan ! Il est au contraire vif et… réceptif. Il n’est pas du tout éduqué à la voix et ça, j’ai pu vite m’en apercevoir… De lui dire au trot n’a pas été efficace ! J’ai du m’aider de la chambrière… puis je lui demande de repasser au pas, aucun souci…puis deux secondes avant de lui demander un changement de main, je reprends un peu énergiquement mon inspiration, changeant également toute mon attitude… et voilà Duke qui démarre au trot !
Je lui redemande de suite le pas, le changement de main et… je ne dis plus rien et laisse la chambrière le long de ma jambe… De ce côté je vais lui demander le pas, le trot et l’arrêt qu’en pensée (et donc par mon attitude). C’était incroyable !!! Puis j’ai fini en posant la chambrière et le laisser venir vers moi, après avoir fait un pas vers lui, pour lui dire qu’on avait terminé…
Eric me demande ce que j’en pense, ce que je retiendrai de cet exercice, mon ressenti et ce que je pourrai en faire dans ma vie… En résumé que ce soit avec un cheval connu ou pas, prendre du plaisir avant de penser « travail » !
Et pour ce qui est de la journée, elle était excellente, elle m’a permis de voir encore autre chose et de « programmer » un stage avec Eric, en juin l’an prochain sur un thème précis !
J’ai rencontré également Swanny (adhérente à une association commune : Alter Equus), nous avons eu les mêmes apréhension en entrant chez Duke : nous, on a une méthode différente et c’est un poney…. Par contre, elle a eu la chance de faire avec Zaki et a pu voir une grande différence… Elle est repartie en sachant qu’elle était, plus facilement, capable de descendre son énergie que de la monter ! J’ai également fais la connaissance de Louisa (dominicaine) et Dominique, qui m’ont demandé pleins de renseignements sur les pieds nus…
En rentrant direction les prés… !
Je cherchais un moyen de mettre en application un conseil d’Eva pour préparer le sevrage de Dipti…
Les mettre hors de vue l’une et l’autre quand elles mangent.
En même temps, il était tard, il faisait noir, j’ai remis au lendemain… Sauf que… le lendemain, pas vraiment de temps disponible, je fais donc comme d’habitude, chacun mange dans son paddock et mère et fille dans le leur ensemble.
Et, comme pour me montrer que le conseil ne valait pas la peine, Ténébra termine de manger avant Dipti, quitte le paddock et va au râtelier… là, ou la petite n’est plus visible à ses yeux !
Le plus souvent, c’est Dipti qui quitte le paddock en premier et quand c’est Ténébra, elle reste devant !
Ce qui me confirme qu’elles peuvent ne pas se voir sur le même terrain, aucun problème ! C’est vraiment le fait que Dipti quitte le pré !!
Je n’étais pas convaincu du bien fondé, car Ténébra part, déjà, des journées entières sans que cela ne pose le moindre problème ! Elles peuvent être sur une parcelle différente et très loin l’une de l’autre ! Par contre, il suffit que je prenne Dipti, et me dirige vers la sortie, pour que Ténébra arrive au galop !
C’est vraiment quand Dipti quitte « le nid » le problème !
Pour le moment je ne vois qu’une solution : continuer de sortir Dipti seule, régulièrement…
D’ailleurs à propos de sevrage, là-bas une chose m’a surprise… Le poulain était “seul” avec ses deux parents et déjà sevré (6 mois). Comme la maman était gestante, elle commençait seulement à le mettre avec les autres… de temps en temps…
N’être qu’avec les parents les 6 premiers mois, quel est l’intérêt (c’est toujours mieux que d’être qu’avec la mère) ? Comment lui apprendre la sociabilité ?
Et cette intégration en troupeau, qui n’en est pas une ??
Comme dans toute méthode, ou philosophie, tout n’est pas à prendre, même si les personnes que nous rencontrons sont sympathiques et intéressantes !

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