Le percheron

Ce cheval de trait est si élégant qu’il est parfois comparé à un arabe ayant pris du poids! Ce qui est logique, puisque la race est bien issue de croisements lointains entre des chevaux normands et des chevaux orientaux.

Les grasses prairies du Perche

Le berceau de la race percheronne est une région de grasses prairies qui ignore les hivers rigoureux et les étés torrides. On pourrait donc penser que ce cheval, n’ayant jamais eu à lutter pour survivre, est d’un naturel mou. Il n’en est rien. Pour en juger, il n’est que d’observer avec quelle énergie et quel courage il s’active aux brancards.

Type et tempérament

Chez le percheron, tout est puissance, élégance et grâce. De l’arabe, il tient son port altier et ses beaux mouvements bien équilibrés. De ses ancêtres normands, il a le gabarit et la force, qui l’ont tant fait apprécier au fil des siècles.

Modèle

Sa tête au profil rectiligne est fine, dotée d’yeux écartés et de naseaux bien ouverts. Sa forte encolure rouée domine une avant-main massive et une ample poitrine. Son corps ramassé, ses reins forts et sa croupe arrondie dénotent puissance et vigueur. Ses jambes, qui peuvent paraître moyennes par rapport à sa masse, sont sèches et musculeuses.

Taille

De 1,52 m et 1,70 m.

Robe

Autrefois, diverses robes étaient admises. Le standard de la race n’admet aujourd’hui que le noir et le gris.

Le : 30/12/2005 (Suite)

 Caractère

Énergique, le percheron est aussi fort intelligent. Les anciens charretiers le savaient bien, eux qui lui laissaient souvent l’initiative dans les passages délicats, lorsque, par exemple, leur voiture commençait à s’embourber. Cet imposant cheval est aussi très docile et facile à manier. La preuve: il se laisse gentiment manœuvrer par de tout jeunes enfants.

Le cheval de trait le plus populaire du monde

Le percheron a toujours été un cheval de trait fort apprécié. Son succès est dû à sa puissance, mais aussi à sa beauté et à sa gentillesse.

Une sélection rigoureuse

En France, le vrai percheron est obligatoirement né et élevé dans le Perche, qui comprend les départements de l’Orne, de la Sarthe, de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher. Ceux qui voient le jour et grandissent dans d’autres régions – le Berry, le Nivernais, l’Auge, le Maine et la Loire – sont inscrits dans des stud-books particuliers. C’est dire à quel point les éleveurs veillent à la pureté de la race qui leur est chère.

Entre le charroi et le labour

Les qualités du percheron l’ont fait rechercher, depuis très longtemps, par les rouliers (transporteurs) et par les agriculteurs. Durant des siècles, il a tiré de lourdes voitures de marchandises sur toutes les routes de France ainsi que des péniches le long des chemins de halage. Et, jusqu’après la Seconde Guerre mondiale, il a été attelé à la charrue, à la herse, au rouleau ou à la faucheuse des cultivateurs. Qui voulait alors acheter un bon cheval de trait sur une foire commençait souvent par repérer les percherons en vente. Ceux-ci avaient en outre la réputation – parfois vraie, parfois fausse – de travailler jusqu’à un âge fort avancé. Une notoriété mondiale, Le percheron est connu et apprécié dans un grand nombre de pays. Ayant mis en place leurs propres élevages de percherons, japonais, Américains et Anglais importent régulièrement des sujets originaires du berceau afin de conserver à la race ses qualités. Cela est fort important pour eux, car ils ne destinent pas leurs produits à la boucherie, comme c’est le cas pour trop de races de chevaux de trait. Chez eux, le percheron travaille souvent encore de diverses manières, parfois étonnantes!

Du jeu au travail d’autrefois

Au japon, les percherons sont avant tout considérés comme des chevaux de course! On les attelle à des traîneaux pour qu’ils se mesurent dans des compétitions sur gazon. Voilà qui permet aux spectateurs d’engager des paris comme sur les hippodromes.

Aux États-Unis, les premiers percherons ont été importés en 1839. Ils y ont suscité une très vive admiration. Et, curieusement, aujourd’hui, ils rivalisent parfois avec succès avec le tracteur! Certains ranchers de l’Ouest leur font encore tirer des chariots ou d’antiques machines agricoles pour couper, récolter et transporter le foin. Pourquoi? Voici la réponse d’un de ces fans du cheval du Perche: «Deux chevaux coûtent moins à entretenir qu’un tracteur. Et, en hiver, malgré des congères qui arrêteraient une machine même très puissante, ils tirent sans problème un chariot de fourrage destiné aux vaches vivant en liberté.»

Amélioration anglaise

Au Royaume-Uni, les percherons n’ont pas toujours donné entière satisfaction à leurs utilisateurs. Il y a quelques décennies encore, on leur reprochait, par exemple, d’avoir parfois de longs poils disgracieux sur les jambes. Les éleveurs anglais ont donc fait porter tous leurs efforts de sélection sur l’élimination de ces poils. Ils ont aussi souvent croisé le percheron avec des pur-sang afin de produire de bons chevaux de chasse à courre, pour lesquels la demande est encore relativement importante.

 

 Source : http://homeusers.brutele.be/carolo-test/race.html (Sauf pour la photo)

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