L’andalou ou cheval de pure race espagnole

L’andalou ou cheval de pure race espagnole Le cheval de pure race espagnole s’est toujours signalé, au cours de son glorieux passé, par une grande force physique et mentale. «Équilibre» est sans doute le mot qui lui convient le mieux, tant pour désigner sa morphologie particulière que pour qualifier son caractère à la fois ardent et docile.

 

Renaissance

Longtemps éclipsé par les pur-sang et les demi-sang quand les courses puis la compétition se sont développées, le cheval de pure race espagnole suscite un regain d’intérêt depuis les années 70.

Origine

C’est en Andalousie, dans les chaudes terres du sud de l’Espagne, qu’est né le P.R.E.

L’art équestre

Le développement de l’équitation de loisir n’est pas étranger au succès renouvelé du cheval espagnol, car ce dernier excelle en extérieur. Mais le travail de certains écuyers, et notamment du portugais Nuno Oliveira, a aussi montré ce dont les chevaux ibères étaient capables en matière de haute école, attirant de nombreux cavaliers vers cette race et vers cet art.

Type et tempérament

Ce cheval est remarquable en dressage, où ses facilités naturelles pour le rassembler et son extraordinaire souplesse en font une monture légère et maniable. Sa capacité d’apprentissage presque infinie est aussi un atout puissant dans le domaine du cirque et du spectacle, où il domine. II réussit également à l’attelage et, bien sûr, en tauromachie.

Modèle

Le cheval de pure race espagnole est tout en rondeur, mais avec des membres fins et élégants. Sa croupe est inclinée et son rein large et relativement long. II est long jointé. Cette particularité, associée à des jarrets parfaitement d’aplomb et à sa conformation générale, lui permettent une grande amplitude de flexion et confèrent à ses allures leur «moelleux» caractéristique. C’est un cheval qui semble destiné au rassembler et aux allures relevées.

La tête est assez importante, noble et expressive, avec de beaux yeux en amande. Le standard de la race impose un profil rectiligne, mais le chanfrein est fréquemment légèrement convexe.

Taille

Minimum: 1,52 m pour les mâles, 1,50 m pour les femelles; on trouve des chevaux dépassant 1,65 m.

Robe

Le gris domine, mais le noir et le bai sont courants.

Caractère

En or! Doux et toujours aimable à pied, souple et plein d’énergie monté ou attelé; intelligent, ardent, mais d’une docilité naturelle.

Une race mère

De la Renaissance à la fin du XVllle siècle, le cheval espagnol, présent dans les meilleures écuries, a dominé l’équitation et l’élevage. II a été croisé avec toutes les races d’Europe et d’ailleurs. Peu de lignées de chevaux de sport peuvent prétendre avoir échappé à son influence.

De Rome à la cour des rois

Le cheval de pure race espagnole est l’une des plus anciennes races équines. Les auteurs romains louaient la dextérité et la maniabilité de ce cheval de bataille inégalable. Souple, fort, ardent et docile, ce petit cheval poursuivit son chemin glorieux au fil des siècles.

Sa réputation, déjà assise dans toute l’Europe à la Renaissance, atteignit son apogée aux XVlle et XVllle siècles. A cette époque, aucune cour d’Europe ne pouvait se passer de cette agile monture. On trouvait tant de qualités au «genet d’Espagne» qu’on l’employa pour améliorer presque toutes les races.

Gros plan

Aux XVlle et XVllle siècles, le cheval espagnol devait faire ses preuves à la guerre, en tauromachie et en haute école. Ces disciplines très exigeantes en ont fait un cheval d’une grande force ainsi que d’une maniabilité et d’un courage exceptionnels.

Andalou ?

Beaucoup de cavaliers connaissent encore le cheval de pure race espagnole (P.R.E.) sous le nom d’andalou, qui regroupait autrefois celui-ci et le lusitanien. Aujourd’hui, ces deux races ont chacune leur stud-book.

Un mauvais moment à passer

Au XIXe siècle, le cheval espagnol souffrit d’un désintérêt progressif. Ses qualités guerrières perdirent peu à peu leur importance, la tauromachie à cheval, abandonnée au XVllle siècle, ne devait reprendre qu’en 1925; enfin, l’engouement pour les courses et les pur-sang métamorphosait peu à peu les sports équestres.

Le saviez-vous?

Lorsque Cortez arriva au Mexique en 1519, il débarqua, en même temps que ses hommes, 16 chevaux qui semèrent la terreur parmi les indigènes. Ceux-ci ne connaissaient pas cet animal qui avait disparu de leur continent depuis très longtemps. Le sang ibère constitue la souche du peuplement équin de l’Amérique.

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