Le lipizzan

 Cette race fut sélectionnée au XVIe siècle pour servir l’élite de l’empire austro-hongrois. Sa puissance et sa grâce s’expriment aujourd’hui dans les difficiles figures de la haute école. Mais le lipizzan accepte volontiers des tâches plus humbles.

Cette race fut sélectionnée au XVIe siècle pour servir l’élite de l’empire austro-hongrois. Sa puissance et sa grâce s’expriment aujourd’hui dans les difficiles figures de la haute école. Mais le lipizzan accepte volontiers des tâches plus humbles

Cette race fut sélectionnée au XVIe siècle pour servir l’élite de l’empire austro-hongrois. Sa puissance et sa grâce s’expriment aujourd’hui dans les difficiles figures de la haute école. Mais le lipizzan accepte volontiers des tâches plus humbles.

L’histoire du lipizzan

Quand on dit lipizzan, on pense aux puissants étalons blancs comme neige des écuyers de l’École espagnole de Vienne. Ces chevaux, qui peuvent être bais ou bai-brun, sont pourtant élevés à divers endroits en Autriche, Hongrie, Slovénie et Roumanie, et ils servent aussi bien à l’attelage que sous la selle.

Un village nommé Lipizza  

En 1580, le petit village nommé Lipizza (ou Lipica), alors sur le territoire de l’empire austro-hongrois (aujourd’hui en Slovénie), fut aménagé en haras impérial. II devait fournir les écuries royales en montures d’élite. A l’époque, la race des genets d’Espagne était la plus prisée. Sur l’ordre de Charles II d’Autriche, on importa d’Espagne neuf étalons et vingt-quatre poulinières. Le haras se développa et fut agrandi à plusieurs reprises. Un peu de sang neuf On continua d’importer des chevaux espagnols pendant deux siècles, mais des croisements furent réalisés avec des chevaux italiens, allemands et danois. Cependant, la race espagnole avait si bien dominé depuis le XVIe siècle que ces chevaux portaient eux-mêmes beaucoup de sang espagnol. Au XIXe siècle, on tenta d’améliorer encore la race avec du sang arabe, dont on appréciait beaucoup l’ardeur et la beauté. L’étalon blanc Siglavy arriva au haras de Lipizza en 1816, âgé de 6 ans. Ce qui lui laissa de nombreuses années pour se reproduire.

 L’École espagnole de Vienne

Les écuyers de l’École espagnole de Vienne comptent parmi les plus prestigieux représentants de la haute école. Ils doivent faire preuve d’un engagement sans faille. Ils suivent une formation de dix à quinze ans avant d’être consacrés bereiter, c’est-à-dire qualifiés pour faire travailler un étalon. Leur vie, comme celle des étalons, est entièrement consacrée à la recherche de la perfection dans une équitation classique harmonieuse et équilibrée. 

Le lipizzan, victime et rescapé de la guerre

Au XIXe et au XXe siècle, à cause des guerres, le cheptel de lipizzans dut quitter à plusieurs reprises son village d’origine. Aujourd’hui, quelque 70 lipizzans se trouvent au haras de Monte Rotondo, près de Rome, contre plus de 200 à Piber et 70 à Vienne.

Exils

Lors des guerres napoléoniennes, les chevaux furent à plusieurs reprises envoyés en Hongrie pour y être mis en sécurité. C’est la raison pour laquelle on trouve aujourd’hui encore des élevages de lipizzans dans ce pays. Plus tard, lors de la Première Guerre mondiale, la région de Lipizza fut disputée par l’Italie et la Tchécoslovaquie. Une fois la guerre achevée, la question de l’appartenance des chevaux de Lipizza fut âprement discutée. Finalement, la moitié du cheptel revint à l’Autriche.

Terre d’accueil

II fallut alors trouver un nouveau territoire adapté à cette race particulière. II parais sait nécessaire de retrouver, au moins en partie, les conditions de la région du Karst, si propices au développement de la race. On opta finalement pour le petit village de Piber (situé dans le sud de l’Autriche). Malgré un aspect plus riant, moins aride, cette région présente beaucoup de similitudes avec les environs de Lipizza. Le foin récolté dans les alpages, notamment, est très semblable à celui du Karst.

La guerre, encore

Les lipizzans s’adaptèrent fort bien à Piber, se reproduisant de manière remarquable – on atteignit même une année un taux de fécondité de 100 %, ce qui signifie que toutes les juments poulinèrent. Hélas, la Seconde Guerre mondiale imposa un nouveau transfert des chevaux, cette fois vers Hostau, en Bohème. Les lipizzans regagnèrent Piber après la guerre et s’y développèrent fort bien jusqu’en 1983, quand une terrible épidémie d’herpès causa des pertes considérables. Le danger semble désormais écarté.

Type et tempérament

C’est à Lipizza, en Slovénie, qu’est née cette race prestigieuse. Cette région du Karst se distingue par un sol rocailleux, un climat éprouvant, froid l’hiver et aride l’été. Ces conditions difficiles semblent convenir particulièrement bien aux lipizzans, qui en ont tiré leurs qualités de longévité et de vigueur: de nombreux étalons de 20 ans et plus présentent encore des figures très difficiles. Ils vivent facilement jusqu’à 30 ans – l’équivalent de 90 ans pour un homme! Le haras de Lipizza a toujours cherché à privilégier les chevaux blancs. Cependant, jusqu’au XVllle siècle, d’autres robes furent admises. Aujourd’hui, au haras de Piber, les quelques bais qui naissent encore sont écartés de la reproduction, et seuls les mâles blancs sont destinés à l’école de Vienne. Mais il existe de nombreux élevages, notamment en Autriche, en Roumanie, en Hongrie et en Slovénie, qui développent d’autres lignées et où subsistent différentes robes. Les lipizzans qui ne viennent pas de Piber sont utilisés comme chevaux de selle, d’attelage ou même de travail.

Extérieur

Le lipizzan est un animal puissant qui a conservé beaucoup de traits de ses ancêtres espagnols: une tête assez importante et bien plantée, au chanfrein généralement busqué; une encolure ronde et généreuse, un corps ramassé avec un garrot effacé et une croupe assez basse. L’encolure et l’arrière-main sont remarquablement puissants. Les membres sont bien proportionnés, avec des canons courts et des sabots ronds à corne dure. Le jarret est plutôt droit et l’avant-bras long et puissant. L’ensemble donne un cheval très équilibré, puissant mais léger, parfaitement adapté à la haute école.

Taille

Le type Piber est plutôt petit, avoisinant 1,50 m. Mais d’autres lignées de lipizzans atteignent 1,65 m.

Robe

Les lipizzans sont blancs ou bais. Les poulains, qui deviennent presque tous blancs, naissent bais, bai-brun ou noirs.

Caractère

Depuis toujours, le haras de Lipizza, puis celui de Piber, ont pris soin de préserver le tempérament du lipizzan : intelligent, doté d’une mémoire exceptionnelle, docile et facile à dresser malgré sa fougue. Aussi intelligent que gracieux, il se prête aux exercices les plus acrobatiques comme aux simples travaux d’attelage.

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